Présentation
Histoire
En 1180, Ferlens s'écrivait Fellens. Sous la domination bernoise, la dîme de Servion-Ferlens se partageait entre le Château d'Oron, les chartreuses de la Part-Dieu et M. Crousaz de Corsier.
On a trouvé au lieu dit « la Rappettaz », un grand nombre de squelettes humains, couchés en terre et qui étaient de très grande taille. La tradition a gardé le souvenir d'une bataille qui aurait ravagé ce coin du pays à une époque qu'on ne peut préciser. On a également découvert un fer de lance dont on a fait l'armoirie de la commune.
Autrefois, Ferlens ne formait qu'une seule commune avec Servion, mais suite à de nombreux différents, notamment sur le partage des bois, Ferlens adressa une pétition au Conseil d'Etat demandant la séparation des 2 bourgs. Le 3 juin 1816, le Grand Conseil décida le partage, mais il ne devint effectif qu'en 1820. Tous les biens communaux : forêts, champs, haies, caisse à graviers, furent partagés en fonction de la population de chacune des deux nouvelles commune. Tous les ressortissant de l'ancienne commune ont dû choisir pour toujours leur bourgeoisie dans l'un ou l'autre village. C'est ainsi que Servion se retrouva avec 835 âmes et Ferlens avec 377 inconditionnels. Les deux communes ont adopté en 1923 des armoiries très semblables. Alors que Servion retirait intégralement les armes attribuées aux anciens chevaliers du lieu, Ferlens remplaçait la bande par un fer de lance, se donnant ainsi des armes parlantes. Ferlens est le lieu d'origine des « Pasche » et des « Buttet ». Quelques descendants de ces familles habitent encore la localité.
Géographie
Ferlens reste un village campagnard tranquille et accueillant où il fait bon vivre, face aux montagnes et aux forêts qui forment l'horizon. (voir carte)
S'étalant sur deux versants, le territoire communal est situé entre Mézières et Oron, dans le district Lavaux-Oron. Deux petites rivières, le Flon de Carrouge à l'ouest et le Parimbot à l'est, jouent le rôle de frontières naturelles entre le village de Mézières et la commune fribourgeoise d'Auboranges. Carrouge au nord et Servion au sud sont également limitrophes.
Le village est construit uniquement sur la partie est, d'où l'on jouit d'une vue magnifique sur les montagnes. A l'est, le Moléson avec, sur sa gauche, les Alpes fribourgeoises et bernoises et sur sa droite, les Alpes vaudoises, prolongées, au sud par quelques pointes valaisannes et savoyardes. Le point culminant se situe à 769 mètres d'altitude, le plus bas à 660.
La superficie du territoire s'étend sur 263 hectares dont 28 de forêts. Ces terrains parcellaires ont incité les citoyens à constituer, en 1950, un syndicat d'amélioration foncière.
Soucieuses de conserver un caractère campagnard au village, les autorités ont été restrictives dans l'élaboration du plan des zones en 1982. La diminution de la zone à bâtir légalisée a quelque peu ralenti la construction. En 1976, la population de la commune était de 140 habitants. Depuis, la construction de plusieurs maisons a permis d'atteindre à ce jour un chiffre s’approchant des 300. Ce développement peu rapide a permis notamment aux nouveaux habitants de s'intégrer facilement dans la vie du village.
Agriculture, artisanat
La commune est composée, entre autre, de plusieurs exploitations agricoles. Céréales et pommes de terre sont les cultures principales. Des troupeaux bovins ornent également les pâturages du village, accompagnés ça et là de chevaux, poules, chèvres voir même parfois, d’animaux plus exotiques.
Quelques artisans sont établis : un menuisier, un artiste peintre, une céramiste-sculptrice, un frigoriste et un musicien-animateur. Une activité de plein air est aussi proposée au travers de la « Calèche du Jorat ». Le Café du Nord, seul café-restaurant du village, se trouve en bordure de la route Mézières-Oron.
Transports
Les lignes régulières de la compagnie "CarPostal" relient Ferlens plusieurs fois par jour à l'arrêt des TL de Mézières et aux gares CFF de Châtillens, Oron-le-Châtel ou Palézieux.
Un service de bus rapide, Publicar, est aussi disponible sur simple appel téléphonique.
Associations intercommunales – Sociétés
Le village de Ferlens est approvisionné en eau potable par l'Association des eaux de Servion-Ferlens-Essertes et du Jorat. L'épuration des eaux usées se déverse dans la station intercommunale de Vulliens. Un partenariat avec la commune de Carrouge permet d'accéder à la déchetterie de la " Louye " 2 à 3 fois par semaine. Les ordures ménagères sont quant à elles, déposées aux endroits réservés dans le village.
Au niveau de l’instruction, la commune fait partie de l’association intercommunale l’établissement scolaire de Mézières (AIESM), qui comprend aussi des classes situées dans les villages avoisinants. Le Collège de Ferlens a été entièrement rénové et transformé en 1979. Une salle spacieuse y abrite les élèves de CYN 2.
Sur le plan religieux, Ferlens est rattaché à la paroisse de Mézières.
La société de tir, centenaire, est propriétaire du refuge "La Détente ", qui se situe en bordure de forêt à 50m de la route principale Mézières-Oron. Son emplacement fait qu'il est très prisé des familles à la recherche de tranquillité et de nature. L'étage supérieur du refuge est réservé aux tireurs. Ce bâtiment a été reconstruit en 1998, suite à un incendie, et est actuellement doté de 4 cibles électroniques.
Depuis 1985, Ferlens accueille tous les 6 ans l'Abbaye de Servion-Ferlens-Essertes. Les jeunes font partie de la Société de jeunesse de Carrouge.
Les fans du ballon rond rejoignent le FC « Jorat Mézières ».
Pour les musiciens en herbe, les fanfares de Mézières et d'Oron ont prévu chacune une école de musique afin de les retrouver plus tard dans leur rang. Pour les chanteurs, le choix peut se porter entre les chœurs " L'Espérance " de Mézières, " La Lyre du Jorat " de Servion ou, celle du même nom de Carrouge.

